Come Get Some
It's time to kick ass and chew bubblegum ! Jeux vidéo-ciné-série-musique



Jeux-Video

14/10/2010

2010 : Odyssey [to the West]

Développeur : Ninja Theory (Royaume-Uni)

Editeur : Namco Bandai

Support : PS3 et Xbox 360

Genre : plateformes / action à la troisième personne

Date de sortie : 5 octobre 2010 (Etats-Unis), 7 octobre 2010 (Japon), 8 octobre 2010 (Europe)

HISTOIRE DES TEMPS FUTURS

La Terre, futur proche. Un conflit sans précédent a ravagé la surface du globe. Les cités jadis rayonnantes ne sont plus que décombres. Un ennemi implacable a infligé une défaite totale à l’humanité. S’agit-il de ces cauchemars mécaniques dont les ruines sont désormais infestées ? Au moins sont-ils prévisibles, tandis que les esclavagistes… Pyramid. Une mystérieuse organisation dont les navires volants écument les cieux en quête de survivants humains. Une vie de servitude les attend…

Monkey est un dur à cuire. Orphelin depuis l’enfance, il a appris à survivre dans les étendues sauvages d’Amérique du Nord. Les acrobaties, les épreuves de force, le combat, ça le connaît. Ses armes : bouclier énergétique, bâton à plasma extensible et planche de surf anti-gravité. Sans oublier un solide sens de l’observation et un esprit pratique très développé.

Trip est une jeune femme issue d’une colonie autosuffisante, quelque part à l’ouest de New York. Très douée en informatique et en électronique, elle est capable de pirater n’importe quel système de sécurité. Elle manque hélas d’expérience face aux mechs et ses compétences de combat sont plus que limitées…

Deux personnages, forts et fragiles à la fois, qui ont toujours connu ce monde dévasté, où la végétation luxuriante a remplacé les panneaux publicitaires ; où l’instinct de survie a remplacé la recherche du bonheur. Deux personnages touchants, profondément humains, dont les destinées vont s’unir après le crash du vaisseau esclavagiste sur lequel il étaient retenus prisonniers…

Enslaved regorge de panoramas enchanteurs.

SURVIVANTS

Enslaved nous conte l’odyssée de deux êtres perdus dans un monde hostile, de leur rencontre à la prise de conscience qu’ils ne peuvent se passer l’un de l’autre. Complémentarité darwinienne en vue d’assurer leur survie ? Romantisme post-apocalyptique ? Métaphore sur les relations de couple ? Le jeu n’apporte aucune réponse, et se contente de narrer les pérégrinations de nos deux héros, au travers de dialogues justes et sensibles et de scènes cinématiques à la mise en scène exquise.

Impossible de rester de marbre devant le travail incroyable accompli par les orfèvres de Ninja Theory : le jeu des personnages, toujours crédible, leurs expressions toutes en nuances, confèrent une texture quasi-hypnotique à l’évolution de notre duo de protagonistes…

Instant volé d’une relation naissante…

UN MONDE NOUVEAU

Les premières heures sont un enchantement visuel et auditif de tous les instants : le joueur, ébahi, découvre le décor chatoyant d’un New York envahi par une jungle luxuriante. Un calme étrange a envahi les lieux malgré l’omniprésence de mechs menaçants (beaucoup semblent somnoler, tant que Monkey ne passe pas à porter de senseur…)

La musique se fait tantôt épique, lors de la fuite du navire de Pyramid, tantôt lyrique, lors des panoramiques les plus grandioses sur les ruines verdoyantes de N.Y.C., tantôt onirique, lors d’instants de grâce poétiques, à l’image de cette chasse éperdue à la libellule mécanique…

INTERACTIONS

Sous l’impulsion du joueur, Monkey court, bondit, s’agrippe avec aisance et naturel, bien loin des errements de Prince of Persia et son héros aux mouvements trop rigides. Surtout, les phases de plateformes contribuent à la sensation d’explorer cet univers mystérieux et splendide (même si ce n’est là qu’illusion) : on se rend maître de cette Terre qui a survécu aux hommes en arpentant sa surface. La qualité de la direction artistique nourrit naturellement le gameplay, pourtant très classique lors des phases de plateformes…

La coopération entre deux personnages à la fois antithétiques et complémentaires est au centre du concept d’Enslaved. Il ne s’agit pas de jouer à deux sur le même écran (Trip n’affronte jamais d’ennemi directement), mais d’utiliser les capacités de la demoiselle pour progresser sans encombre. Que Monkey attire l’attention des mechs pour permettre à la jeune fille de passer, ou que Trip déclenche un leurre holographique pour laisser le champ libre à son compagnon, les possibilités ne manquent pas… Un peu de réflexion rafraîchissante, jamais systématique, entre deux phases de plateformes ou de combat.

Barrière énergétique qui absorbe les balles, shield pour parer les coups des adevrsaires, bâton plasma qui peut tuer ou paralyser les ennemis… L’arsenal de Monkey apporte aux scènes de combat une diversité bienvenue.

STRUGGLE FOR LIFE

Il est parfois possible de se soustraire à un affrontement, en contournant les positions des mechs par exemple, mais les combats sont souvent inévitables. Nul ne s’en plaindra, tant les scènes de fight sont certainement parmi les plus réussies du jeu ! Alors que la mode semble être aux beat-them-all 3D fades et mollassons (Devil May Cry 4, God of War 3, Castlevania Lords of Shadow…), Enslaved propose des bastons musclées et dynamiques qui font la part belle à la parade, à l’esquive et à des mouvements plus exotiques qui permettent de repousser ou de paralyser les ennemis.

Le mode “Easy” ne donne qu’un aperçu bien trop édulcoré de ce système pêchu et gratifiant ; le mode “Hard”, en revanche, propose un véritable défi (sans toutefois verser dans le hardcore)  et vous obligera à utiliser au mieux les différentes capacités de Monkey pour gérer l’agressivité des adversaires ! Les combats contre les boss, quant à eux, sont hélas trop scriptés pour être vraiment intenses ou jouissifs… dommage.

Les combats de boss, très scriptés, obligent souvent le joueur à effectuer un action prédéfinie pour se débarasser une fois pour toutes de leur opposant…

FALL FROM GRACE

Que d’éloges pour Enslaved ! Après un Heavenly Sword très imparfait, les Anglais de Ninja Theory auraient-ils enfin accouché d’un chef-d’oeuvre ? Hélas, il n’en est rien. L’enchantement des premières heures de jeu cède bientôt la place à un relatif sentiment de déception face à des erreurs de design impardonnables.

Pourquoi avoir tenté de délayer la huitaine d’heures de jeu inoubliables qu’aurait dû être Enslaved en une douzaine, voire une quinzaine d’heures ? Le design splendide des ruines envahies de végétation, les merveilleux effets de lumière atmosphérique, l’étrangeté de la balade dans ce monde inconnu… Autant de motivations pour progresser qui disparaissent lorsque le jeu nous emmène dans des cavernes grisâtres envahies de poutrelles métalliques à peine dignes des pires moments d’un Fallout 3… Le jeu compte quatorze chapitres ; il eût mieux valu qu’il n’en comportât que dix.

Instants cruels où l’ennui pointe le bout de son nez ! Enième plateforme, énième énigme… mais le duo de personnages, si crédibles, si humains, parvient à maintenir l’attention du joueur. Jusqu’à ce que le scénariste (Alex Garland, La plage, Vingt-huit jours plus tard) ne vienne tout foutre en l’air en introduisant un troisième larron, le porcin Pigsy. Design repoussant, comic relief lourdingue et inutile, multiplication des dialogues redondants (manie hollywoodienne récurrente qui consiste à expliquer au spectateur / joueur ce qu’il voit, au moment où il le voit…) C’est à peine si on distingue encore la fraîcheur des premières heures de jeu. Par chance, la conclusion, très réussie, permet de rester sur une bonne impression.

Le gameplay non plus n’est pas exempt de défauts : on déplore certes quelques murs invisibles et autres bugs (rien de trop grave), mais ce sont surtout les scripts bien trop voyants et abondants qui diminuent l’expérience de jeu. Impossible d’ouvrir une porte donnée, ou d’aller à un endroit précis tant que les conditions prévues par les développeurs n’ont pas été remplies (généralement, visualiser une cutscene…) Les ficelles sont si grosses que même un néophyte ne manquera pas d’être agacé par ces entraves à la liberté du joueur…

Monkey surfe sur son “Cloud” lors de scènes speed et rafraîchissantes !

LA PERFECTION N’EST PAS DE CE MONDE

La direction artistique constitue sans aucun doute le meilleur argument d’Enslaved. Splendide, mystérieux, dépaysant, le dernier jeu de Ninja Theory est une véritable invitation à l’émerveillement et à l’évasion. Le gameplay, quant à lui, est suffisamment solide pour profiter de la balade sans lui prêter trop d’attention, mais ne se différencie pas suffisamment des classiques du genre (Prince of Persia ou Tomb Raider pour les phases de plateformes, par exemple) pour justifier à lui seul de se lancer dans l’aventure.

Si les design vous laisse froid, passez votre chemin ; dans le cas contraire, foncez, et laissez-vous emporter par la magie onirique de l’univers d’Enslaved

Full score7,5 / 10



A propos de l'auteur

Vanguard





 
 

 

Go Get Them! #4 Spécial PS3

– – La série Go Get Them est de retour, pour vous proposer des jeux à tester sans modération à des prix intéressants. Mais aujourd’hui, je vous propose une sélection PS3 Only, une autre Xbox 360 puis une...
by Gaius
1

 
 

E3 2011 : où est la sortie?

  Chaque année, on a l’occasion de voir refleurir les suites de suites de FPS et jeux de foot (si bien que d’ici quelques années, on aura droit à des Call of duty 2015, Battlefield 2K16 ou encore des PES b...
by Gaius
2

 
 
Sims 3 Featured

Les Sims 3

  NDLR : Bienvenue à Amy qui vous propose aujourd’hui sa première contribution sur Comegetsome.fr. N’hésitez pas à laisser des commentaires! Développeur : Maxis Editeur : EA Support PS3, Xbox360, Wii, DS, ...
by Kichette
0

 

 

Lego Star Wars III : Clone Wars

  Développeur : Traveller’s Tales Editeur : LucasArts Support PS3, Xbox360, Wii, PC, DS, PSP Genre : Action/plate-forme façon LEGO Date de sortie : 25 Mars 2011           Apparu pour la p...
by Gaius
1

 
 

Duke revient sévèrement burné

Nous vous en parlions dès que l’annonce a été faite de la reprise de son développement, Duke refait parler de lui! En effet, non seulement on a une date de sortie (le 6 mai), mais 2K a prévu une version collector à ...
by Gaius
2

 

 

“This kind of shit is why we have an M-rating !”

Développeur : Namco Bandai America (Etats-Unis) Editeur : Namco Bandai Support : PS3, Xbox 360 Genre : beat-them-all gorifique Date de sortie : 23 novembre 2010 (Etats-Unis), 26 novembre 2010 (Europe) THE RECORDS OF TIME Splat...
by Vanguard
3

 
 

CAVE : les maîtres du manic shooter. Since 1995.

Ca y est, le mythique Guwange de Cave (1999 dans les salles d’arcade japonaises) vient d’être converti sur console ! Il aura tout de même fallu attendre plus de dix ans… Et sans surprise, c’est sur Xbo...
by Vanguard
0

 

 

Go Get Them! #3

Après plusieurs mois d’absence, revoici un Go Get Them, ou comment faire plaisir à sa console sans trop se ruiner. Le prix des jeux est mentionné à titre indicatif, il se peut que vous les trouviez moins cher près de...
by Gaius
4

 
 

Shmup Bless Europe !

Le jeu vidéo est né avec le shoot-them-up : Space War, c’était en 1962… Dix ans avant le Pong de Nolan Bushnell ! Dans les années 70 et 80, les salles d’arcade résonnaient des bruitages primitifs de Space...
by Vanguard
2

 
 

R.I.P. Konami Computer Entertainment

THE BIGGER THEY ARE… Konami, éditeur mythique de l’ère 8-bits : Gradius et Salamander dans les salles enfumées, Metal Gear sur MSX, Castlevania sur Famicom / NES, c’était eux. Des chefs-d’oeuvre à l...
by Vanguard
4

 




Un commentaire


  1. Il est à 29.90€ (neuf) sur la boutique en ligne du magasin addict’Games (de Nantes), et en collector! Que demandez de plus?

    http://www.addictgames-shop.fr/40-ps3



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *