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Jeux-Video

03/12/2010

“This kind of shit is why we have an M-rating !”

Développeur : Namco Bandai America (Etats-Unis)

Editeur : Namco Bandai

Support : PS3, Xbox 360

Genre : beat-them-all gorifique

Date de sortie : 23 novembre 2010 (Etats-Unis), 26 novembre 2010 (Europe)

THE RECORDS OF TIME

Splatterhouse, c’est d’abord un jeu d’arcade mythique sorti dans les salles en 1988. Son principal atout ? Une ambiance horrifique et gore empruntée au cinéma de série Z de l’époque (jusqu’au masque de Jason Vorhees) et subtilement distillée à coups de barre à mine dans la tronche… Car niveau gameplay, le titre de Namco n’avait pas grand-chose de neuf à offrir : de l’action / plateforme peu maniable et extrêmement difficile, de quoi bouffer un maximum de crédits aux pauvres joueurs appâtés par l’ambiance “adulte” du titre !

Deux suites (à la qualité toujours aussi aléatoire) virent le jour sur Megadrive en 1992 et 1993. Mais comme tant d’autres franchises cultes de l’époque, les Splatterhouse furent mis au placard avec l’arrivée de la 3D des consoles 32-bit. Jusqu’à ce que Namco, en manque de propriétés intellectuelles reconnaissables, ne se décide à ressortir une version “next-gen” de son simulateur de massacre.

Massacre en règle dans un univers post-apocalyptique… Vision cauchemardesque d’un futur dans lequel Rick a échoué dans sa quête.

SHOW HIM WHY WE CALL IT SPLATTERHOUSE !

Après un développement pour le moins chaotique (le studio Bottlerocket, originellement en charge du développement, s’est vu retirer le projet par Namco début 2009), c’est finalement cet automne que ce reboot a vu le jour. Comm’ inexistante (mis à part un partenariat avec le magazine Playboy aux U.S.), présence très discrète dans les rayonnages des revendeurs parmi les blockbusters de la fin d’année… Subtile tentative de la part de Namco de dissimuler un ratage digne du Golden Axe Beast Rider de Secret Level en 2008 ? J’avoue avoir craint le pire en achetant la bête (au prix fort)…

Techniquement, Splatterhouse n’est clairement pas le titre le plus abouti de la PS3 ou de la 360, mais on est tout de même loin de l’ignominie d’un Deadly Premonition… Au-delà des simples considérations de textures (très correctes) et de frame rate (30 fps en général, quelques chutes dues principalement aux chargements), c’est le design et les effets de lumière qui impressionnent.

Namco a clairement joué la carte de la surenchère dans les poncifs du cinéma d’horreur : on ne nous épargnera ni le château du professeur maléfique, ni les expériences “nécrobiologiques” aux conséquences monstrueuses, ni les abominations lovecraftiennes post-apocalyptiques (qui n’ont plus grand-chose d’indicible tant les tentacules sanguinolents, les bouches difformes et démesurées sont mises en scène avec un sens du détail qu’un artisan boucher psychopathe n’aurait pas renié…)

Vous cherchez un switch pour ouvrir la porte maléfique, là-bas ? Je crois que c’est cet énorme oeil sanguinolent qu’il va vous falloir défoncer à coups de poing… Le plus surprenant est que cette accumulation de lieux et de scènes exagérément gores fonctionne à merveille ! Merci le scénario (oui, il y a un scénario !) étonnamment bien écrit, et les savoureux dialogues (la plupart du temps, des punchlines délicieusement débiles mais diablement efficaces lancées avec jubilation par le masque maléfique dont le héros est affublé) servis sur un lit d’excellent voice acting…

Une créature monstrueuse possédée par l’âme d’un Grand Ancien… Lovecraft, quand tu nous tiens !

TIME TO KICK SOME ASS

Le coeur du jeu est un beat-them-all 3D assez classique : des niveaux linéaires (malgré quelques items à collecter ici et là, comme des photos de la copine du héros nue), des capacités (coups plus rapides, plus puissants, plus de vie) à acheter avec des points d’expérience (ici, le sang versé par vos adversaires)… Le feeling des combats est fort heureusement au rendez-vous : Rick, notre héros, est une véritable machine à tuer qui passe son temps à exploser, empaler, fracasser, trancher, démembrer, décapiter les ennemis dans les gerbes de sang les plus monstrueuses de l’histoire du jeu vidéo… Il est d’ailleurs fortement recommandé d’achever les monstres à l’aide d’un Splatter Kill gorissime : l’écran s’assombrit, ne laissant sur scène que Rick et sa victime, illuminés d’un halo impie, pour une pantomime sanglante à la violence inégalée…

Pas question de moisir : si les affreux parviennent à détruire le mécanisme de l’ascenseur, une mort atroce vous attend.

La force de Splatterhouse est de proposer à chaque “salle” de ce monde tout en couloirs une trouvaille visuelle (dans la mise en scène, dans les décors, dans les patterns d’un boss) qui motive sans cesse le joueur à aller de l’avant pour découvrir quelle saloperie les développeurs ont bien pu imaginer… A l’image de cette scène dans laquelle Rick empale plusieurs ennemis sur des chaises électriques garnies de pieux, avant de les envoyer vers une mort atroce dans une salle digne des pires heures de l’histoire de l’humanité, dans laquelle des émetteurs de micro-ondes ne tardent pas à faire exploser les malheureux…

Quelques scènes en 2,5D (accompagnées d’une musique vintage !) ajoutent une légère dimension de plateforme (c’est bien le seul truc léger dans ce jeu) et jouent à fond la carte de la nostalgie pour les plus retrogamers d’entre nous. La maniabilité et la difficulté des anciens épisodes ont été conservées : arrachages de doigts en perspective !

Puisqu’on vous dit que c’est le jeu vidéo le plus sanglant de tous les temps.

UN CERVEAU, CE N’EST PAS JUSTE UN TRUC A ARRACHER

Les dialogues complètement décalés permettent fort heureusement de rendre le tout plus “second degré” grâce à quelques touches d’humour (très noir) particulièrement bienvenues. On ne vous prend jamais par l’épaule pour rigoler grassement, mais les punchlines du masque maléfique valent leur pesant de tripaille…

A ce titre, les scénaristes n’ont pas hésité à abattre (sauvagement) le quatrième mur (à coups de planche cloutée) : le masque de la Terreur et le joueur se trouvent dans une position similaire, puisqu’ils contrôlent tous deux les faits et gestes de Rick… D’où des répliques de l’espace : “c’est à cause de ce genre de merde qu’on est classé M”, “montre-lui pourquoi ça s’appelle Splatterhouse”, “tu es un tueur, tu l’as été dans d’autres jeux”… Quelques grammes d’intelligence dans un monde de brutes sanguinaires.

Dans la famille “classique mais efficace”, je voudrais la fête foraine maléfique…

Excellent surprise, au final, que ce Splatterhouse nouvelle génération. Gameplay convenu mais brutal, réalisation correcte mais design de psychopathe, et il s’est même acheté un cerveau au passage… Sachant que les trois épisodes originaux sont inclus (à débloquer), il n’y a vraiment aucune raison de ne pas donner sa chance au dernier bébé (consanguin et dégénéré) de Namco !

Full score : 8/10



A propos de l'auteur

Vanguard





 
 

 

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3 commentaires


  1. il est à 30 euros sur PS3 chez Micromania actuellement!!!


  2. il y a pas le 2 qui sort bientôt ?


  3. Pas à ma connaissance, celui-ci ne s’est pas super bien vendu, ce qui laisse peu de chance pour une suite…



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