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Jeux-Video

07/06/2011

Assassin’s Creed : l’ADN dans la peau

 

Comment vous parler d’Assassin’s Creed Brotherhood sans vous parler des précédents opus. C’est la question que je me suis posé quelques secondes avant de décider de faire un retour vers le passé et de parler des deux opus précédents, sortis sur consoles next gen, à savoir donc Assassin’s Creed et Assassin’s Creed II. Nous reviendrons, dans un prochain article sur sa suite Assassin’s Creed Brotherhood (qui n’est pas le III!!!). Let’s Go!

Assassin’s Creed

Sortie le 16 novembre 2007.

Héros : Altaïr Ibn La-Ahad.

Période : Croisades, 12e siècle.

Lieu : Terre Sainte (Israël, Palestine).

Villes : Masyaf, Damas, Jérusalem et Saint-Jean-d’Acre.

 

 

 

L’histoire générale: Vous incarnez ici, et durant tous les opus Desmond Miles, monsieur tout le monde de prime abord, si ce n’est qu’il est le descendant d’une lignée d’assassins. Pas de quoi faire un jeu vidéo me direz vous, sauf si on “offre” la possibilité à notre protagoniste de revivre les vies de ses aïeux. Ce que propose Abstergo, multinationale qui a inventé une machine capable, à partir de l’ADN du sujet, de replonger ce dernier dans la vie de ses ancêtres. Aussi capilotracté que cela puisse paraître, certains auront vu la référence à un chef d’oeuvre de la Science-Fiction concernant cette “mémoire génétique” (Dune d’Herbert). Le jeu débute dans les locaux d’Abstergo, où Desmond est retenu prisonnier. En effet, l’entreprise compte bien utiliser les “souvenirs” de Desmond pour trouver un artefact : l’Orbe d’Eden, qui aurait des pouvoirs divins (et aurait ouvert la Mer Rouge en deux, causé la guerre de Troie, et permis le Christ de changer l’eau en vin, rien que ça!). Cet orbe permet surtout de contrôler les esprits, et donc les hommes. Les desseins d’Astergo sont donc clairs : la domination à l’échelle mondiale.

Artefacts sent to the skies to control all nations

Cet opus vous place au coeur de la vie d’Altaïr, un Maître assassin, vivant en Terre Sainte durant la Troisième Croisade (en 1191 au début du jeu). Suite a un excès de confiance (ou/et d’orgueil), il se retrouve destitué de son titre et redevient un assassin lambda, devant éliminer 9 cibles pour regagner les honneurs de son chef : Al Mualim. Ces cibles sont des personnages (plus ou moins) influents dans les différentes villes à visiter. On découvre au fil de l’aventure qu’ils font tous partis de l’Ordre du Temple. On apprend également qu’Abstergo est, au delà d’une multinationale, la couverture “légale” des Templiers actuels (antagonistes des Assassins). Mais assez parlé de l’histoire, penchons nous sur le jeu!

Assassins_Creed_Al_Mualim_Assassins

To make us obey

Le premier choc que l’on a lorsque l’on découvre Assassin’s Creed est la beauté du jeu. L’esthétisme est très soigné, les décors extrêmement bien travaillés, la gestion de la foule incroyable. Une véritable claque vidéoludique en quelques frames en somme! Bien sûr je parle du moment où vous êtes Altaïr, et je n’évoquerai, pour mettre du sang à mon assassin, qu’un moment : votre premier saut de l’ange! Ce qui est d’autant plus surprenant dans cette nouvelle franchise d’Ubisoft, c’est l’aisance avec laquelle on déplace le personnage. On a l’impression qu’il peut tout faire (escalader les bâtiments, sauter d’une hauteur vertigineuse, courir de toit en toit) et surtout qu’on peut tout lui faire faire. Une inspiration puisée dans le Parkour, que l’on retrouve également dans des jeux comme Mirror’s Edge. Le gameplay facilite incontestablement l’immersion dans le jeu. En parlant de ça, il faut également savoir (pour ceux qui n’ont jamais joué à un AC) que c’est un open world, c’est à dire un monde ouvert : on fait (presque) ce qu’on veut et on va (presque) où l’on veut. Très loin de la linéarité de certains jeux de Square-Enix (pour ne pas le nommer :p).

Mais ce jeu ne vous propose pas simplement de contrôler un assassin qui doit accomplir son forfait, des sous-missions vous sont imposées afin de recueillir les informations indispensables à la localisation de vos cibles. Bien que ces dernières soient variées, le jeu s’avère un brin répétitif, et peut lasser à la longue, ce qui n’a pas été mon cas. Un point tout aussi important et propre à cet opus, le personnage possède un certain libre arbitre, qui se manifeste sous la forme de discussions qu’Altaïr partage avec ses victimes, une fois le coup fatal accordé. De ces échanges vont naître des questions qu’Altaïr va se poser (et nous aussi par la même occasion), remettant en question pas mal de choses (je n’en dirais pas plus). La trame de fond de cette série est judicieusement choisie : on a tous entendu parler des templiers (et des assassins) ce qui donne du crédit au jeu, sans pour autant tout savoir, accordant ainsi une liberté scénaristique.

A hidden crusade

Il y a bien sûr plusieurs éléments que je ne peux évoquer sans vous spoiler que ce soit sur AC ou ACII, notamment sur le rôle/importance de certains personnages et notamment du patient 16. Mais nous pourrons discuter de toutes les spéculations possibles et imaginables dans l’article consacré à Assassin’s Creed Brotherhood, et sur ce que nous proposera Assassin’s Creed Revelations (dont la sortie est prévue pour cette fin d’année).

Do not help them

Un avis contrasté avec le recul de ces quelques années qui nous séparent de la sortie de ce début de Saga, mais qui est un passage obligé aujourd’hui pour mieux apprécier et comprendre l’univers d’Assassin’s Creed, d’autant plus que le cliffhanger de fin nous laisse sur notre faim (et vous verrez que c’est une marque de fabrique des AC).


 

 


Assassin’s Creed II

Sortie le 20 Novembre 2009.

Héros : Ezio Auditore da Firenze.

Période : Renaissance, 15e siècle.

Lieu : Italie.

Villes : Florence, Monteriggioni, San Gimignano,Forlì, Venise et Rome.

 

 

They drained my soul and made it theirs

Le jeu débute à l’endroit même où le premier s’est arrêté : Desmond faisant face à des inscriptions écrites en lettres de sang, inscriptions qu’il peut voir grâce à sa vision d’aigle qu’il a acquis dans le “monde” réel (grâce à ses retours vers le passé). En retournant dans l’Animus, il assiste à la naissance d’Ezio Auditre da Firenze, que l’on jouera plus tard, puisque c’est le nouveau protagoniste de cet épisode. Petite scène de fuite, invasion des “templiers” oblige, on les retrouve dans un entrepôt où Lucy (déjà présente dans le 1er, et qui a aidé Desmond à s’échapper) lui fait un topo sur la situation actuelle. Elle lui fait part qu’il peut acquérir les connaissances et l’expérience de ses ancêtres grâce à l’Animus, et qu’il pourra ainsi aider à sauver le monde. Desmond accepte (comme c’est surprenant), et l’aventure peut à nouveau commencer.

I drain my body to show you where I saw it

On est cette fois-ci à Florence, en 1476, suivant les traces d’Ezio, jeune noble playboy (italien quoi!) de 17 ans. Suite à une accusation infondée de trahison, sa famille est exécutée (enfin son père et ses 2 frères) sous ses yeux, il a juste le temps de sauver sa mère et sa soeur. Quittant la ville avec ces dernières, il trouve refuge dans le village de Monteriggioni, où vit son oncle Mario (dont la présentation et le personnage est un clin d’oeil au personnage de Nintendo), qui lui explique les véritables origines de sa famille. Ezio décide alors de livrer une vendetta contre les meurtriers de sa famille, ce qui va le conduire à Venise, Forli et même à Rome. Mais il se rend vite compte qu’il est la clé d’une prophétie dont fait mention le codex de son ancêtre Altaïr (et hop, on a un lien supplémentaire vers le 1er opus).

assassins-creed-2-weapons

I’ve entered the abyss and never returned

 

Ubisoft a su faire preuve d’intelligence en écoutant les désirs de ses joueurs concernant cette suite, puisque beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens. Le jeu a su en effet intégrer de nombreuses améliorations qui permettent de rendre moins monotone la progression. Tout d’abord, on peut enfin changer d’armes, et avoir des pièces d’armures pour augmenter la vie d’Ezio. Cela peut paraître pas grand chose, mais ça enrichi grandement le jeu. Pour cela, un système monétaire a vu le jour, permettant d’acheter ces objets, ainsi que des remèdes pour se soigner et autres objets (cartes de trésors, etc…). Vous avez également comme mission (secondaire) la remise à neuf du village de Monteriggioni, qui passe par la construction de commerces, et la rénovation de certains bâtiments (ainsi que l’achat d’éléments de déco pour la villa, Valérie Damidot consultante pour Ubisoft? oO).

D’un point de vue gameplay, Ezio peut nager (à Venise, c’est mieux :p), et voler (grâce aux inventions de Leonard de Vinci, pote d’Ezio dans l’histoire). La gestion de la foule est également accrue, puisque vous avez davantage d’interactions avec les PNJ en recrutant certains d’entre-eux pour vous aider face aux soldats par exemple. Vous pouvez également jeter de l’argent par terre pour faire diversion, mais c’est un peu plus onéreux.
Sans oublier la possibilité de vous jeter sur votre ennemi depuis les toits, et d’avoir la double lame d’assassin… Enfin de quoi faire, je vous l’assure.
Deux add-ons ont vu le jour, pour compléter deux séquences ADN manquantes, ce qui a fait hurler + d’un fan… Leur contenu ne justifie pas le prix d’achat…

assassins creed 2 double blade ezio

Très prochainement, la suite de ce dossier avec un article dédié à AC Brotherhood, enfin, si la sortie de Duke Nukem Forever dans quelques jours ne me prend pas trop de temps 😉
So Stay Tuned!



A propos de l'auteur

Gaius
Trentenaire, gamer, fan de beaucoup (trop) de série TV. Tout ce que j'aime est sur Comegetsome.fr !




 
 

 

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