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Jeux-Video

01/06/2010

Le retour de Raiden – shmups never die !

Support : Xbox 360

Support original : Taito Type-X

Développeur : Moss (Japon)

Genre : shoot-them-up vertical

Date de sortie : 2 octobre 2008 (Japon), 8 septembre 2009 (USA)

Raiden. Soft légendaire depuis sa sortie en 1990 dans les salles enfumées, père d’une imposante descendance, de l’épisode 2 à l’épisode 4 en passant par les somptueux Raiden Fighters (convertis sur Xbox 360 en 2008 au Japon dans la compil’ Raiden Fighters Aces – version européenne prévue pour août 2010) et les nombreuses versions New et Deluxe… Véritable référence du shmup dans les nineties, la série de Seibu Kaihatsu faillit disparaître à jamais après Raiden Fighters Jet (1998), distancée par les innovations de la concurrence (Cave et ses manic shooters en tête).

Il fallut attendre sept longues années pour revoir un Raiden (le troisième du nom) en arcade, sur le nouveau Type-X de Taito : le new challenger développé par Moss fit l’objet d’une intense polémique entre fans inconditionnels (ravis de cet hommage inespéré) et déçus de la réalisation polygonée et du gameplay anachronique du titre. Le médiocre portage sur une PS2 vieillissante fut l’occasion de jeter un peu d’huile sur le feu… Trois ans plus tard, le quatrième épisode (découvert sur Type-X en avril 2007, toujours avec Moss aux commandes, débarquait sur Xbox 360.

Alors, Raiden 4 : massacre en règle d’une légende ou flamboyante renaissance d’un mythe ?

–  –  –

RAIDEN GENERATIONS

Quiconque s’est essayé au tout premier Raiden a pu se convaincre du caractère fortement addictif de la bête… Quel était donc son secret ? Graphismes d’un classicisme confondant, musique et bruitages très oubliables, gameplay déjà old school en 1990, système de scoring archi-conventionnel… La magie de Raiden ne réside pas dans sa réalisation convenue ou ses innovations plus que limitées, mais dans le plaisir immédiat qu’il procure et sa difficulté savamment dosée, qui lui confèrent une aura quasi-surnaturelle, garante d’une monumentale replay value !

Des qualités que le deuxième épisode possède également en abondance : sa réalisation et son gameplay subtilement affinés le hissent sans conteste au statut de chef-d’oeuvre du shoot.

Hélas, Raiden 3, repris en main par les newcomers de chez Moss, peine à retrouver la mystérieuse alchimie de ses prédecesseurs : vaisseau horriblement lent, réalisation fade (où sont les myriades de détails qui fourmillaient dans les décors des précédents opus ?), le plaisir de jeu s’est fait la malle et l’ennui s’installe dans ce héraut de l’inexorable déclin de la série.

Raiden 4, converti sur la bécane de Microsoft en 2008 (version jap’) et en 2009 (version US), est-il parvenu à s’ériger en sauveur de la saga ? Son succès très relatif au Japon (une dizaine de milliers d’exemplaires vendus – source VG Chartz) laisse planer un doute pernicieux quant à sa réelle qualité… Chronique d’une déception attendue ?

–  –  –

XBOX 360 : THE RAIDEN MACHINE

La qualité de la conversion de Raiden 4 sur Xbox est au rendez-vous et fait honneur à la puissance du Type-X. Les nombreuses similitudes entre les deux systèmes (tous deux issus de l’univers PC) ont permis à la petite équipe de Moss de réaliser un portage arcade-perfect. La 360 ne crache pas ses ultimes tripes, mais le rendu graphique très propre et correctememnt détaillé flatte la rétine (même sur un écran cathodique) et éloigne définitivement le spectre de la médiocre version PS2 de Raiden 3

Mention spéciale aux effets de lumière et de transparence (particulièrement dynamiques et colorés, à l’instar des tentacules lasers violets, véritable marque de fabrique de la série depuis le deuxième volet) qui donnent vie aux environnements. Les thèmes des backgrounds demeurent très classiques (forêts, zones industrielles, littoral, canyons…) mais font preuve de variété et s’enchaînent avec naturel ; le mechanical design, quant à lui, ne brille pas par son originalité, mais propose des boss modulaires plutôt sympathiques.

La réalisation “2,5D” (gameplay 2D – réalisation 3D) permet en outre quelques effets de perspective et de profondeur bienvenus (acrobaties au-dessus des nuages, survol d’une imposante chute d’eau, descente dans un puits mécanique…), et les monstrueuses explosions qui ponctuent le largage des smarts bombs et la destruction des boss confèrent à R4 une intensité éminemment jouissive !

Les bruitages, violents et réalistes, ainsi que les compositions musicales synthétiques (très rythmées et dynamiues, à défaut d’être grandioses) remplissent à merveille leur rôle d’exhausteurs de sensations, et transforment le titre de Moss en une perpétuelle déferlante d’adrénaline.

Ni originale, ni transcendante, la réalisation de Raiden 4 demeure solide et efficace, parfaitement maîtrisée et réussie. Comme dans tout bon Raiden, en somme !

Mention spéciale pour le laser violet, toujours aussi impressionnant.

SANS MAITRISE, LA PUISSANCE N’EST RIEN

Le gameplay de Raiden 4 puise son inspiration dans les fondamentaux de la série : on retrouve sans surprise, mais avec plaisir, les deux vaisseaux (rouge et bleu) ainsi que les trois armes principales évolutives : vulcan rouge très large, laser concentré bleu et plasma violet (au choix lasso énergétique à la Raiden 2 ou “Proton Laser”, un 3-way ondulatoire concentrable en martyrisant le stick : adieu le misérable plsama vert du troisième volet !)

Trois armes secondaires (missiles nucléaires “M”, radar “R” ou à tête chercheuse “H”) et une smart bomb façon Raiden 3 (absorption instantanée de tous les tirs ennemis) complètent un armement à l’originalité très relative mais à la soulpess d’utilisation éprouvée.

Le scoring demeure lui aussi très classique malgré le retour du “Flash Shot” introduit dans R3 : plus le temps passé à détruire un ennemi est long, plus le multiplicateur de score qui lui est alloué (initialement x5) diminue. Un système qui met l’accent sur la prise de risque, mais surtout sur la connaissance exhaustive des vagues de méchants…

Les tirs ennemis sont toujours rapides et ajustés, mais surprise ! des motifs beaucoup plus touffus et (un peu) plus lents que ceux auxquels la série nous avait accoutumés font leur apparition, notamment face aux boss… L’alliance entre boulettes supersoniques et motifs ultra-denses (plus rapides que dans la majorité des manic shooters) est bien souvent synonyme de mort foudroyante ! Fort heureusement, la mémorisation (moins indispensable que par le passé) se révèle toujours payante…

Le gameplay de R4 réalise une synthèse entre classicisme de bon aloi et légers emprunts aux manic, passionnante radicalisation des évolutions entamées avec les épisodes Raiden Fighters. Le plaisir de jeu est indéniable, et R4 renoue avec l’aura si addictive des premiers épisodes de la série : malgré la fréquence des game over, impossible de lâcher la console. Pari gagné pour l’équipe de Moss !

Vos scores de “Flash Shot” (max. x5) s’inscrivent sur la gauche de l’écran.

Raiden is back ! A li’mage du deuxième round crépusculaire proposé après avoir terminé le jeu, ce quatrième épisode fait figure de “nouveau loop” pour la franchise de Seibu Kaihatsu : très peu d’innovations, mais une formule éprouvée, savamment dosée, qui procure un plaisir de jeu immédiat. La légendaire saga est de retrour, et tant pis pour les oiseaux de mauvais augure qui l’avaient hâtivement enterrée !

Sans prétendre au statut de chef-d’oeuvre, le titre de Moss s’installe dans la (grandissante) ludothèque shmuppesque de la 360 comme un titre très solide, qui garantit des heures de bonheur à tous les fans de Raiden et à tous les amateurs de shoots old school. Jump in !

Full score : 7 / 10

Level exclusif sur 360 : décors quelconques, mais motifs de tirs passionnants…



A propos de l'auteur

Vanguard





 
 

 

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3 commentaires


  1. Cet article avait été rédigé à l’origine pour le magazine Retrogame (numéro 5), qui aurait dû paraître fin 2008.

    Il était accompagné d’un encadré sur la qualité de la conversion sur 360, que voici :

    AU BONHEUR DES CONSOLEUX

    Raiden 4 sur Xbox 360 propose une conversion fidèle de la mouture Type-X, nommée “arcade” avec un sens de l’à-propos qui frise le sublime ; un mode vertical (Tate) permet de profiter du titre en plein écran.

    Le mode “Xbox 360”, outre quelques changements mineurs dans le design des ennemis, ajoute avant le stage final de la version arcade deux niveaux plutôt ennuyeux et bâclés (ennemis grisâtres, jpeg vomitif en guise de toile de fond) qui n’apportent rien au titre.

    Deux nouveaux “vaisseaux” sont déblocables dans ce mode : le Fighting Thunder Mk. 2, surgi du passé, et la fée, icône traditionnelle des Raiden : chacun dispose de son propre armement (plutôt faiblard).

    Les traditionnels modes “boss rush” et “score attack” sont également de la partie, ainsi que les inévitables “achievements” (qui renforcent la replay value déjà conséquente du soft) et la présence d’un ranking mondial via le Xbox Live.

    Merci à H. Falcon, le rédac’-chef de feu Retrogame, pour ses conseils écalirés sur ce texte…


  2. Halandar

    Article un peu long mais intéressant, il m’ a presque donné envie de jouer au jeu, mais je n’ai aucun scille pour les shoots.
    Dernière chose le jeu est difficile ou pas car vous ne dite pas.


  3. L’artcles est en effet assez long, il devait à l’origine s’étaler sur deux pages de Retrogame 5 – plus d’un millier de mots, soit un format assez massif pour un site web…

    Mais c’est un peu la vocation de nos “Full Reviews” que de proposer des articles plus longs et plus complets que de simples news ou ‘first contacts”.

    Quant à la difficulté de Raiden 4 : nous en parlons brièvement dans le texte – “L’alliance entre boulettes supersoniques et motifs ultra-denses (plus rapides que dans la majorité des manic shooters) est bien souvent synonyme de mort foudroyante…”

    Mais la difficulté est amplement paramétrable, et les niveaux les plus easy permettent au néophyte de s’amuser et de terminer le jeu en quelques crédits.



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