Review

Alors que je viens juste de découvrir sur le net qu’une suite et/ou préquel de Blade Runner était en projet, j’ai réalisé que je n’avais pas encore parlé de ce film ici. Etant n°1 de mon top 10 de tout les temps, je me devais de réparer cet oubli. Pour informations, la suite/préquel pourrait être confiée à Christopher Nolan. Après le sauvetage qu’il a fait de Batman avec son incroyable reboot, après avoir adoré Inception, et découvert Le Prestige (film sur lequel je reviendrai vers bientôt), je ne peux qu’être impatient de découvrir ce que pourrait donner le film culte de Ridley Scott entre les mains de Nolan! Pas vous?

Synopsis : Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés “hors la loi”. Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait…

Texte d’introduction au début du film, ayant aucun rapport avec Starwars, en anglais dans le texte donne ceci (juste pour vous mettre dans l’ambiance) : “Early in the 21st Century, THE TYRELL CORPORATION advanced Robot evolution into the NEXUS phase – a being virtually identical to a human – known as a Replicant. The NEXUS 6 Replicants were superior in strengh and agility, and at least equal in intelligence, to the genetic engineers who created them. Replicants were used Off-world as slave labor, in the hazardous exploration and colonization of others planets. After a bloody mutiny by a NEXUS 6 combat team in an Off-world colony, Replicants were declared illegal on earth – under penalty of death. Special police squads – BLADE RUNNER UNITS – had orders to shoot to kill, upon detection, any trespassing Replicant. This was not called execution. It was called retirement”.

Mon avis sur le film : Malgré son grand age (on parle d’un film qui aura 30 ans l’an prochain), Blade Runner n’a pas pris une ride, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, n’est-ce pas Harrisson? (Oui, oui, il lit parfois MovieBuns). Techniquement incroyable (à l’époque mais également de nos jours), esthétiquement proche de la perfection, une justesse d’acteurs irréprochable, et une histoire à la fois riche et accessible; voila ce que l’on peut en dire en quelques mots. Certes, il manque certains éléments du livre “Do Androids Dream of Electric Sheep?” écrit en 1966 par Philip K. Dick (auteur majeur de SF, mort quelques jours avant la sortie en salle du film), mais c’est une adaptation de l’oeuvre de Dick, et comme je le dis souvent, il faut s’avoir s’adapter à l’adaptation. Pour ne pas trop dévoiler du film (pour les rares qui ne l’ont pas encore vu), Scott propose ici une réflexion sur le sens de la vie, sur la nature humaine et de fait, le devenir de notre civilisation. On y voit une dystopie (contre-utopie) de Los Angeles en 2019 dépeinte comme une ville oppressante, obscure, gargantuesque, éclairée à coup de néons publicitaires (manière fort judicieuse de faire du placement produits mais également de critiquer la prépondérance de la pub dans notre société). Ce qui permet d’ailleurs de donner une atmosphère de film noir à ce film de Science-Fiction (tout comme la tenue de Deckard, l’aspect glauque de la ville, la pluie incessante). Au delà de l’aspect philosophique du film, de nombreuses références à la religion sont également présentes et viennent enrichir l’univers (la genèse avec Adam/Eve/le serpent, les stigmates, le statut d’anges déchus qu’on peut prêter aux réplicants).

En résumé : Un film bouleversant sur le désir (voir de la volonté) de l’Homme d’être Dieu et le besoin de ses enfants d’être reconnus. C’est aussi la renaissance de Descartes, un cris d’alarme sur les manipulations génétiques, et une des bandes sons les plus abouties du 7ème art. Le meilleur film d’Harrisson Ford, et la preuve que Daryl Hannah n’a pas joué que des sirènes ou des tueuses borgnes.

Pour citer une des phrases les plus marquantes du film, provenant de Rutger Hauer (tout bonnement énorme dans ce film) : “I’ve seen things you people wouldn’t believe. Attack ships on fire off the shoulder of Orion. I’ve watched C-beams glitter in the dark near the Tannhauser Gate. All those moments will be lost in time, like tears in the rain…”

ndlr : article initialement publié sur Moviebuns.com le 28/03/2011



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Gaius
Trentenaire, gamer, fan de beaucoup (trop) de série TV. Tout ce que j'aime est sur Comegetsome.fr !