Review

Sortie le 3 juin 2011, la baisse de prix plus que significative quelques semaines plus tard m’a convaincue de tester cet Hack’n Slash teinté d’RPG, qui propose un mode coop, tout ce que je recherchais. Mais qu’en est-il de ce premier essai de InXile Entertainment, le manque de vente sur ce titre engendrant la baisse de prix (de 50 à 20 euros) laisse-t-elle présagée un défaut de qualité dans ce titre? C’est ce que nous allons essayer de voir lors de ce test.

Infos :
Support pour le test : PS3
Editeur :  Bethesda Softworks

This is a story of boy meets girl

Qui dit jeu en coop, dit deux personnages, ça coule de source. Ici on défonce les portes ouvertes avec deux persos fortement stéréotypés : Caddoc (la bête) et E’lara (la belle). Le premier est brutesque, spécialisé dans le cac, la seconde est comme toute elfette qui se respecte, équipée d’un arc. Pourtant, là où InXile Entertainment a bien joué le jeu, c’est que la brute est modérée, réfléchie (comprendre vieux routard qui en a vu des vertes et des pas mûres) alors que la belle est aussi mortellement sexy qu’impétueuse et fonceuse. Au final les clichés s’en trouvent inversés, ce qui donne des dialogues (certes mal doublés, as usual) parfois sympathiques.

Deux façons de voir les choses, deux styles de fight différents mais très efficace en coop. E’lara assurant les arrières de notre brute épaisse (ce qui lui évite de crever comme un con quand il tank). On peut d’ailleurs puller les ennemis avec l’archette et les exploser avec musclor (classique mais efficace). Offrir deux gameplays différents permet de contenter tout le monde, et de varier selon les passages et envie (on peut switcher de personnage en court de route).

Le décor est par moment interactif : certains passages pourront exploser sous les flèches d’E’Lara (comprendre des braséros qui exploseront avec une flèche enflammée), tout comme la force brute de Caddoc vous permettra “d’ouvrir” certains passages. Nos deux héros sont à 100% complémentaires!

Fight like a brave

Chaque personnage a deux armes : une principale et une secondaire. Ainsi Caddoc aura tout de même une arbalète (en plus de son épée/bouclier) pour faire quelques dégâts à distance tout comme E’lara aura une épée et un bouclier en cas de trop forte influence monstresque. C’est pratique pour la dépanne, mais chaque amélioration possible des attaques spéciales (le coté RPG du jeu) est essentiellement concentrée sur leurs armes principales. On ne peut pas être bon partout! En parlant du coté RPG du jeu, on gagne de l’XP, on prend des niveaux, on gagne des points à répartir parmi des compétences (dont certaines se débloquent qu’à partir d’un certain niveau). Classique, mais efficace. On augmente au fil des fights les capacités à transporter plus de potions (vie et mana) et le carquois s’agrandit comme par magie.

Vous trouverez également souvent des râteliers, caisses et autres à exploser pour récupérer de nouvelles armes, certaines avec des charges magiques limitées mais très efficaces. On pourra même avoir 2 sets d’armes (dans le cas de l’elfette : 2 arcs et 2 épées donc). Sans compter le fait qu’on ait un bouclier pour se protéger (qu’on pourra également changer). En parlant de protection, il y a souvent des endroits pour s’abriter des pluies de flèches, ce qui confère au jeu une véritable dimension de jeu de shoot à la 3ème personne (enfin de shoot à l’arc!).

This is war

Caddoc et E’Lara sont mercenaires, et sont donc intéressés que par une chose : l’argent. Et ça tombe bien car une mystérieuse personne hantant les rêves de Caddoc leur propose de récupérer un artefact contre monnaie sonnante et trébuchante. Mais rien n’est facile et de fil en aiguille, nos deux acolytes vont découvrir ce qui se trame vraiment derrière tout ça.

Ce qui est agaçant dans ce jeu, c’est la linéarité… Sauvez la fille. Pour savoir où elle est, il faut aller dans le village machintruc, mais celui-ci est attaqué, il faut donc les aider pour retrouver le maire qui seul sait où la fille est, etc… On n’en finit plus… De plus, un concept que je ne comprends pas et qu’on voit de plus en plus souvent dans ce type de jeu : le marquage au sol pour indiquer son chemin… On ne peut pas laisser le joueur chercher??? C’est tellement mieux de lui faciliter la tâche et de pouvoir finir le jeu en moins de 10h…. Damned!

Pour conclure

Hunted : the demon’s forge est agréable à jouer à deux, dans la mesure où peu de jeux proposent des modes coop (surtout dans la catégorie Hack’n Slash/RPG), mais il souffre de défauts de jeunesse, premier bébé de Inxile Entertainment oblige. Trop linéaire, IA aléatoire, buggué (le personnage se retrouve bloqué dans le décor pas mal de fois), il reste ennuyeux en solo (notamment à cause des bugs). A se faire prêter ou à acheter (vu le prix) pour jouer en solo, lors d’un week-end pluvieux par exemple.

Full Score : 5/10



About the Author

Gaius
Trentenaire, gamer, fan de beaucoup (trop) de série TV. Tout ce que j'aime est sur Comegetsome.fr !