Review

Le créateur de No more heroes nous propose ici un mélange frais et complètement barré à la sauce Buffy contre les zombies assez surprenant. En effet vous incarnez la jeune Juliet Starling qui hormis d’être le stéréotype de la parfaite cheerleader aussi niaise qu’elle en a l’air cache une double identité. La nuit tombée, elle s’adonne en famille au massacre de zombies (nouvelle activité à la mode dans les bonnes familles américaines). Donc c’est sans trop d’étonnements qu’elle sort sa tronçonneuse pour sauver ses camarades de lycée lorsque ceux-ci sont contaminés par les morts-vivants. Sucette à la bouche, équipée de la tête de son petit ami Nick (qu’elle a fraîchement décapitée pour lui éviter la contamination totale suite à une morsure de zombie) la voilà arpentant une série de couloirs les plus interminables les uns que les autres pour casser, que dis-je trancher du zombie.

Attention chérie sa va couper!

Ceux qui ont joué à ce jeu savent très bien qu’il est court, quelques heures suffisent en effet pour le terminer, mais la re-jouabilité (pour les chasseurs de trophées) est assez importante. En effet, selon la manière dont on tue les zombies, on obtient des pièces en or, qui permettent de débloquer des coups spéciaux, des tenues, des musiques et d’augmenter les skills de Juliet. Autant dire que mieux on joue (comprendre tuer plusieurs zombies en même temps) et mieux on pourra jouer (avec les nouvelles attaques et les boost pour la petite Juju). Et puis il y a aussi les sucettes à trouver dans chaque niveau (qui permettent de débloquer le trophée “Suceuse Pro” ce qui est quand même la classe internationale, vous en conviendrez! Sans parler du score final qu’il faut améliorer pour dépasser les high-scores fait par son biker de père (afin de débloquer d’autres trophées, ça va de soi). Sans oublier bien sûr les étudiants qu’il faudra sauver, et qui apportent + de points à la note finale du niveau (et un trophée une fois tous délivrés).

Juliet, I’m so gonna totally masturbate to you tonight

Comme je le disais 5 niveaux avec un boss à la fin de chaque, comptez une heure par niveau en moyenne (avec les longs chargements c’est à peu près ça), et vous aurez torcher le jeu en moins de 10 heures (si vous recommencez certains passages, mourrez en boucle contre un boss, etc…). Mais bien que court, le jeu en reste fun, sans prise de tête, vraiment défoulant et divertissant. Beaucoup plus accessible que Bayonneta et tout aussi fun si ce n’est plus. Pour renforcer cette image de Buffy contre les zombies, Juliet a même droit à des punch lines qui auraient leur place dans toute bonne série B qui se respectent. Certains passages permettent même de mettre Nick, ou du moins ce qu’il en reste, à contribution. Il peut prendre possession d’un corps pour aider sa blonde à passer un obstacle. A cet effet, on a droit a un mini jeu digne de Parappa The Rapper, un QTE cheap mais efficace, si on n’est pas hermétique aux QTE bien sûr.

I fucked up. It’s yellow

Niveau graphisme le parti pris du cel-shading aura ses fans et ses détracteurs, une manière assez radicale de trancher le sujet. Niveau décor, on est dans un lycée, donc rien de bien transcendant, bien que certaines scènes restent dans l’esprit du jeu : des bus qui rentre dans l’établissement par la porte, un gymnase plutôt sympa où l’on jouera au basket-ball avec les têtes de zombies, etc… Le jeu ne casse pas trois pattes à un zombie et le gameplay semble un peu mou du genou au début, mais en insistant un peu ça rentre tout seul.

Check Yes Juliet (Run baby Run)

En résumé, Lollipop Chainsaw reste un bon moyen de poser le cerveau et de jouer sans se prendre la tête (hormis l’attente des temps de chargements qui ont tout pour agacer le joueur). Juliet a toute les tenues nécessaires pour rendre ce moment agréable, et la bande son est efficace. Mais surtout n’oublier pas de regarder sous sa culotte, ça vaut le détour (enfin surtout un trophée/succès!).



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Gaius
Trentenaire, gamer, fan de beaucoup (trop) de série TV. Tout ce que j'aime est sur Comegetsome.fr !