Ceci est VOTRE critique !

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Développeur : Cave (Japon) / 5pb (Japon)

Editeur : 5pb

Support : Xbox 360

Genre : manic shooter

Date de sortie : 19 février 2009 (patché le 20 janvier 2011)

Donpachi (1995), Dodonpachi (1996), Dodonpachi Daiôjô (2002), Dodonpachi Daifukkatsu (2008) : quatre manic shooters d’exception (Donpachi marque le véritable avènement du genre) ; sans aucun doute, les titres les plus emblématiques de Cave.

2008 : 5pb, petite société japonaise spécialisée dans les jeux de drague sur console, publie la dernière version en date du troisième épisode (Daiôjô) sur Xbox 360 : Dodonpachi Daiôjô Black Label Extra est né.

Janvier 2011 : le patch promis depuis plus de deux ans est enfin disponible, et règle la plupart des problèmes qui affligeaient jusque là la conversion réalisée par 5pb. L’heure du bilan a sonné !

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Dodonpachi Daiôjo Black Label Extra (DDPDOJBLX) est-il fait pour vous ? Laissez-vous guider parmi quelques questions ô combien pertinentes et vitales pour connaître la réponse ! Ready ? Rendez-vous en *1*.

*1*. Si vous avez déjà pratiqué un ou plusieurs manic shooters signés Cave : foncez vers le *3*. Sinon, fessez-vous avec une pelle et traînez-vous jusqu’au *2*.

*2*. Vous avez mal ? Bien fait pour vous. Mais vous pouvez peut-être vous racheter : si vous avez déjà joué à un manic shooter, redressez la tête et présentez-vous au *4*. Dans le cas contraire… euh, comment avez-vous trouvé cette page au fait ? Si vous êtes sûr(e) de vouloir continuer, go to *5*.

*3*. DDPDOJBLX est loin d’être une nouveauté : portage du mythique troisième épisode de la série, il reprend bien sûr le gameplay du White Label de 2002 (du Cave classique, avec un scoring basé sur un système de combos et des abeilles cachées à collecter) et ajoute le mode Black Label (sorti en édition limitée dans les salles jap’, toujours en 2002) ainsi que le « X-mode », version « arrange » exclusive à la Xbox 360. Si vous êtes un gros fanboy (ou une grosse fangirl) de Cave, rendez-vous en *6*. Si vous appréciez la boîte de Kenichi Takano, mais que vous aimez bien faire les difficiles, essayez le *7*. Si vous ne voulez acheter qu’un seul jeu du genre, parce que vous aimez bien mais bon faut pas non plus abuser, c’est le *8* qu’il vous faut. Si vous n’avez jamais pu blairer Cave / les manic / les shmups en général, faites-vous seppuku ou allez mourir au *9*.

*4*. Cave sait faire des shmups, ça ne fait aucun doute. Ils ont établi les règles définitives du genre avec Donpachi, après avoir bossé sur le père du manic (Batsugun) chez Toaplan. Un CV en béton, et une créativité au top : on a pu leur reprocher de se reposer sur une formule toujours identique (les adeptes du scoring savent bien qu’il n’en est rien), mais la direction artistique de leurs titres a toujours été au top. Les artworks de ce DDPDOJBLX devraient suffire à convaincre les adeptes de designs magnifiques… La suite au *3*.

*5*. Evolution du shoot-them-up (genre né avec Computer Space, puis Space Invaders dans les années 70, qui compte dans ses rangs des monuments tels que Galaga, Xevious, Gradius ou R-Type), le « manic shooter » – ou « danmaku » (« rideau de balles ») en japonais – consiste à noyer l’avatar du joueur (généralement un vaisseau spatial ou un personnage volant) sous une déferlante de boulettes plutôt lentes. Il est ainsi plus important d’analyser les motifs de tirs ennemis (« patterns ») que de faire preuve de réflexes. Tout contact avec une boulette est bien sûr mortel, mais la petitesse du masque de collision (ou « hit box », la zone sensible de l’avatar) ouvre la porte aux esquives les plus folles. Le manic est un genre exigeant, et l’investissement du joueur est souvent proportionnel à son intérêt pour le scoring : survivre et marquer des points sont en effet fréquemment dissociés dans ce genre de shoot-them-up. Pas trop largué(e) ? Allez, on cause des spécificités de Cave en *4*.

*6*. Heu… cela fait bien deux ans que vous auriez dû acheter ce jeu, non ? Ah, en fait vous l’avez déjà et vous lisez cette critique juste pour le plaisir ? Comme je vous comprends. Et dire qu’avec le patch, tous les bugs sont corrigés… 4 MB de bonheur concentré ! Allez, bon jeu. *REVIEW END*

*7*. Parlons tout de suite des points qui fâchent : la qualité de la conversion demeure insuffisante par rapport aux autres portages de titres Cave sur 360. Si vous possédez un écran CRT : allez en *10* pour recevoir votre médaille. Si vous êtes un vendu de la HD : on ne vous félicite pas, mais vous pouvez toujours lire le *11*. Si toutefois vous possédiez une borne en 15 kHz, sachez que je vous aime et que je veux vous épouser. Si vous êtes d’accord, je vous file un rencart en *12*. Sinon, vous ne savez pas ce que vous perdez, mais matez quand même le *13*.

*8*. Pas celui-ci, alors. La qualité de la conversion (pas de mode 15 kHz pour les possesseurs d’écrans CRT, pas de mode HD pour votre cinquante pouces, anti-aliasing obligatoire) ne le place pas dans la liste des indispensables sur 360. Préférez-lui Ketsui (si vous possédez une 360 jap’) ou ESPGaluda 2 (region free), rehaussé pour la console et doté d’une pléthore de modes de jeu. *REVIEW END*

*9*. Ce jeu n’est pas fait pour vous, un point c’est tout. On se demande tout de même pourquoi vous avez lu cette critique interactive jusqu’ici… Vous ne seriez pas un peu tordu(e) des fois ? *REVIEW END*

*10*. Bravo, vous êtes un(e) vrai(e) connaisseur (connaisseuse) ! Ou juste un(e) enfoiré(e) de pauvre. Qui sait. Quoi qu’il en soit, ce DDPDOJBLX n’est définitivement pas fait pour vous ! L’affichage n’est aucunement adapté aux basses résolutions de nos chers écrans d’antan… Si vous êtes le (la) malheureux (malheureuse) détenteur (détentrice) d’une PS2, l’espoir se fait jour en *14* ! Sinon, allez chialer en *15*.

*11*. Principal défaut de ce portage sur 360 : aucune option n’est disponible quant à l’antialiasing, vous allez bouffer du bicubique même si vous n’aimez pas ça. Les portages réalisés par Cave proposent au moins de désactiver l’AA, et bénéficient également d’un lifting HD sur les sprites. Rien de tout ça ici. Si vous êtes un maniaque du pixel-perfect, il ne vous reste que le *16*. Si vous vous en foutez, et que seul le gameplay vous intéresse : foncez au *17* !

*12*. Non, mais, vous y avez cru ? Sérieusement ? Allez, faites pas cette tête-là et passez au *13*.

*13*. Bravo, non seulement vous avez du goût mais en plus vous êtes riche. Allez, courez acheter la PCB de Daiôjô si vous ne la possédez pas déjà ! Vous pensiez vraiment qu’une conversion console pouvait être meilleure que la version originale ? Et prenez-moi le Black Label tant que vous y êtes. *REVIEW END*

*14*. Dodonpachi Daiôjô a bel et bien été converti sur PS2 ! Dans un 15kHz superbe et lumineux, très respectueux de la version arcade, qui plus est. Go buy it, qu’est-ce que vous attendez ? *REVIEW END*

*15*. Bon, désolé, mais ce DDPDOJBLX n’est pas pour vous. Dommage ? Certes. Pour profiter de ce titre, il ne vous reste plus qu’à acheter une PS2 (le portage de Daiôjô y est excellent), une borne d’arcade ou un écran HD… Oui, je sais, c’est votre banquier qui va faire la gueule. *REVIEW END*

*16*. Passez votre chemin, ami perfectionniste ! Et tournez-vous vers le portage PS2 de Daiôjô (superbe !) ou mieux encore, la version arcade… De rien. *REVIEW END*

*17*. Le X-mode, ajouté à l’occasion de la conversion sur 360, renouvelle grandement l’intérêt du jeu pour les habitués, et propose un challenge un poil plus abordable pour les néophytes… du tout bon ! Les achievements, relativement faciles à décrocher, feront également le bonheur des whores qui s’assument ou qui s’ignorent. Enfin, les « extra options » permettent de trifouiller de manière bien jouissive les paramètres du jeu (deuxième loop, mode « no bullet », suppression des ralentissements…) Cool ! Reste à savoir si vous possédez une 360 JAPONAISE, puisque les tocards de chez 5pb ont jugé bon de zoner leur titre… Si la réponse est oui, allez vous finir en *19*. Sinon, vous avez toujours le choix d’aller voir au *18*.

*18*. Ben oui, c’est moche la vie. Alors soit vous en finissez rapidement, là, tout de suite, avec un gun, soit vous l’ACHETEZ MAINTENANT CETTE P*TAIN DE 360 JAP ! *REVIEW END*

*19*. YEEEEEEPEEEEEEE !!! You did it ! Vous avez obtenu le « good ending » de cette critique ! Allez, il ne vous reste plus qu’à investir dans ce DDPDOJBLX et à vous éclater sur toutes les features de malade propres à la version 360. Et encore bravo, grâce à vous je n’ai pas l’impression d’avoir écrit cette critique pour rien ! *REVIEW END*

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