CAVE : les maîtres du manic shooter. Since 1995.


Ca y est, le mythique Guwange de Cave (1999 dans les salles d’arcade japonaises) vient d’être converti sur console ! Il aura tout de même fallu attendre plus de dix ans… Et sans surprise, c’est sur Xbox 360 (le Xbox Live Arcade plus précisément) que ça se passe ! La 360 est la nouvelle console du shmup, on ne le dira jamais assez.

Quelques années après leurs premières armes sur Donpachi et Dodonpachi (les premiers manic shooters au sens plein du terme), les p’tits gars de Kenichi Takano proposaient un titre à l’univers très typé, un Japon du XIVe siècle sauce fantastique, avec yokai, oni et shikigami… Bien loin des délires futuristico-apicoles de ses aînés !

La cohérence graphique et sonore de l’univers fait merveille (comme toujours chez Cave), et le plaisir de se balader dans les différents stages est indéniable. Mention spéciale aux compositions musicales ensorcelantes qui justifient amplement l’acquisition de la B.O. !

Pas de doute, comme d’hab’ chez Cave, le soin apporté à l’univers fait merveille…

Contrairement à l’immense majorité des manic, les personnages de Guwange se déplacent à pied. Détail insignifiant au premier abord (on sourit quand il faut traverser un pont, par exemple), qui prend toute sa signification lorsque l’action se déroule dans des ruelles étroites qui serpentent parmi des bâtiments infestés d’ennemis : l’espace vital du personnage se trouve drastiquement réduit, ce qui oblige le joueur à développer de nouvelles stratégies de déplacement et d’esquive.

Toute la fureur d’un manic shooter.

Mais la principale spécificité du gameplay consiste en l’adjonction à chaque personnage d’un « shikigami », sorte d’esprit qui se dirige (presque) indépendamment du sprite principal. Comme d’habitude chez Cave, deux modes de tir existent : tapoter le bouton 1 (A sur 360) permet d’obtenir un tir continu ; maintenir ce même bouton enfoncé ne procure pas un tir plus puissant, au prix d’un déplacement plus lent (à la Dodonpachi), mais invoque le shikigami.

Tant que le bouton demeure enfoncé, les mouvements imprimés au stick déplacent certes le personnage, mais aussi le shikigami, de manière inversement proportionnelle. En clair, si vous inclinez le stick vers huit heures, votre fantômatique adjuvant se déplacera (plus rapidement que vous) vers deux heures.

Sachant que le shikigami ralentit les tirs ennemis à l’extrême lorsqu’il entre en contact avec eux, provoque des explosions en chaîne lorsqu’il détruit un ennemi, et permet de scorer via un système de Minsen (pièces chinoises de l’époque Ming) à récolter (elles octroient un multiplicateur de score…) vous comprendrez qu’il s’avère vital d’apprendre à le maîtriser !

La principale difficulté de Guwange réside donc dans le contrôle simultané du personnage et de l’esprit qui l’accompagne. Pour la conversion XBLA, Cave a pensé à proposer un mode « Xbox 360 », qui permet de diriger son avatar avec le stick analogique gauche et le shikigami à l’aide du stick droit (le tir est alors continu). Beaucoup plus facile d’accès, beaucoup moins frustrant, ce mode aurait malgré tout tendance à rendre le jeu un rien trop facile… Un comble pour un manic !

Une corde mystique relie le personnage et son esprit gardien…

Quoi qu’il en soit, Guwange est un incontournable pour tous les fans de shmup, à fortiori de manic shooter. Beau, envoûtant, riche, original, complexe… De quoi se souvenir que Cave règne sur le genre du danmaku depuis quinze ans maintenant. Et ce n’est pas près de changer !

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